Annonces du CNOUS sur les DAPOOUS :
OÙ SONT LES AVANCÉES SUR LES SALAIRES ??
Dans un courrier aux agents des CROUS en date du 9 juin 2022, Madame la Présidente du CNOUS annonce plusieurs mesures signées par les 3 ministères de tutelle qui font évoluer les DAPOOUS, le statut des personnels ouvriers contractuels (CDI) recrutés avant 2018.
[Rappel important : les DAPOOUS sont bloqués depuis 4 ans à cause de la fonctionnarisation de 2017 (non-signée par FO). Des milliers de PO ont vu leur carrière stagner voire régresser, tant d’un point de vue professionnel que salarial.]
« France Universités » (ex-CPU) porte-parole du programme destructeur de Macron !
Le 13 janvier, le président-candidat de la République, Emmanuel Macron avait fait des annonces qui portaient en germe la destruction de l’ensemble du système d’enseignement supérieur français, donc des droits des personnels comme des étudiants (voir ici notre communiqué à ce sujet).
Les représentants de France Universités (ex Conférence des Présidents d’Université), Manuel Tunon de Lara et Sylvie Retailleau, font leur et détaillent sans fard les propositions présidentielles dans une interview qu’ils ont donnée le 11 mai.
FONCTIONNARISATION des Personnels Ouvriers (2017) :
« 5 ANS APRÈS, ON EN PAYE ENCORE LES POTS CASSÉS… »
Le 4 mai 2017, entre les deux tours de l’élection présidentielle, le Ministère signait avec 3 syndicats un protocole d’accord sur la « fonctionnarisation » des Personnels Ouvriers des CROUS.
Favorable à la titularisation des PO, le syndicat FO n’avait pourtant pas signé cet accord qui contenait trop d’incertitudes et trop de régressions des droits des personnels.
Cinq ans après ce basculement statutaire, la plupart des prévisions pessimistes de FO se sont malheureusement vérifiées : promesses non-tenues pour les néo-ITRF, abandon des PO-DAPOOUS (salaires, carrières), baisse des recrutements de personnels permanents, contractualisation massive (CDD), détérioration des conditions de travail (polyvalence), etc.
Non au passage à l’enseignement à distance pour contourner la mobilisation étudiante !
Depuis le mercredi 13 avril, un mouvement étudiant est en cours à la Sorbonne suite à une assemblée générale. FO ESR comprend l’inquiétude des étudiants sur leur avenir alors que ces dernières années ont vu la mise en place de mesures comme Parcoursup ou "trouvermonmaster.gouv.fr", des attaques contre les diplômes nationaux, notamment le premier d’entre eux, le baccalauréat, et que la baisse de la dotation ministérielle par étudiant remet en cause le droit aux études.
La précarisation de nombreux étudiants s’est aggravée du fait de l’augmentation des prix de première nécessité et de l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers hors UE. Cette inquiétude ne peut que s’amplifier avec les dernières annonces répondant aux demandes du patronat et de France Université de rendre payante l’université, en particulier par la généralisation de la professionnalisation et de l’apprentissage.
Michel Deneken, président de l’université de Strasbourg, doit retirer sa signature d’un appel à la réélection d'Emmanuel Macron
Le Président de l’Université de Strasbourg, M. Deneken, a signé un appel national à la réélection d'Emmanuel Macron. Sa qualité de Président de l’université de Strasbourg apparaît clairement dans la presse à propos de cet appel.
Le droit de tout citoyen de faire campagne pour tel ou tel candidat est encadré. Un président d’université est un fonctionnaire d’autorité : à ce titre, il doit faire preuve de la nécessaire neutralité politique de l'autorité administrative en période électorale, qui est une tradition républicaine remontant à la IIIe République. En outre, un Président d’Université n’est pas un universitaire comme un autre, il est élu et « représente l’université » (art. L. 712-2 du Code de l’Éducation).



