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FO ESR

Le syndicalisme Force Ouvrière, un combat « pour la liberté, l’émancipation, le bien-être des travailleurs et la paix dans le monde »

La citation du titre ci-dessus est empruntée à la déclaration des 1435 délégués réunis en avril 1948 pour la fondation de la Cgt-FO. Ils ranimaient ainsi la grande tradition syndicale de solidarité internationale des travailleurs dans le monde, ajoutant même « Le syndicalisme a pour devoir de se consacrer à la sauvegarde de la paix. »

Fidèle à cette tradition, FO ESR, avec la confédération « apporte son soutien aux victimes civiles israéliennes et palestiniennes, à leurs familles ainsi qu’aux organisations syndicales avec qui elles travaillent » et réclame un cessez le feu immédiat, la levée immédiate du blocus de Gaza, la libération de tous les otages israéliens et des prisonniers politiques palestiniens.
Par l’ampleur des pertes civiles (plus de 16 000 morts, dont une majorité de femmes et d’enfants), par la destruction en profondeur de tous les équipements à Gaza, par la dissymétrie des parties en présence (une armée d’État suréquipée face à une population quasiment sans défense), par son caractère annoncé, planifié, assumé, qui l’apparente à un nettoyage ethnique, par le racisme affiché qui l’anime (les Palestiniens étant qualifiés de « sous-hommes » par plusieurs responsables israéliens de haut rang), par les mesures de déplacements forcés de la population, le massacre en cours à Gaza ne peut que rappeler les événements les plus tragiques de l’histoire du XXe siècle et excède toutes les atteintes à la paix auxquelles le monde est actuellement confronté.

Face à ce massacre, le syndicalisme Force Ouvrière ne peut rester inactif. Dans l’enseignement supérieur et la recherche, cette préoccupation est largement partagée par les autres syndicats, comme l’illustre le communiqué intersyndical du 6 décembre (signé par FO ESR, par tous les syndicats de la FSU, de la CGT, de Sud, ainsi que par le SNPTES-UNSA).

Dans les établissements, FO ESR a tenu une place majeure dans les rassemblements réguliers organisés dans les universités de Montpellier, Brest, Saint-Étienne ou Sorbonne-Université et continuera à tenir toute sa place dans les mobilisations par établissement.

Les répercussions de cette situation sont pleinement visibles dans les combats que nous menons de longue date : en défense des libertés académiques ou des libertés syndicales, qui subissent des attaques redoublées en application des directives de la ministre à propos de la situation à Gaza, pour les 10 % d’augmentation du point d’indice tout de suite pour tous, pour les postes, la restauration de conditions de travail correctes, le respect des missions de service public, les requalifications nécessaires dans toutes les catégories, le maintien des congés, toutes revendications qui s’opposent à un budget d’austérité, en recul de 3,5 % en euros constants dans notre secteur mais qui ménage des augmentations faramineuses des dépenses militaires.

Tous nos combats syndicaux sont donc liés et se placent sous la bannière de la paix, pour que cesse l’atteinte tragique qu’elle subit en ce moment au Proche-Orient.

Sylvain Excoffon, Secrétaire général