Après le passage à l’assemblée nationale, c’est au sénat de se prononcer sur
le projet de loi de programmation de la recherche (LPR)
La LPR tourne le dos aux revendications
des personnels et des étudiant·es, elle doit être abandonnée !
La crise sanitaire exige des moyens immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche
La crise sanitaire et la rentrée historique que nous vivons mettent encore davantage en lumière le sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). L’urgence est à l’amélioration des conditions de travail des personnels et d’études des étudiant·es, au soutien de la recherche et des formations et non à faire passer une loi destructrice pour le service public de l’ESR.
ESR : de la « distanciation » au « distanciel » et à la dislocation !
La circulaire du ministère en date du 7 septembre laisse aux directions d’établissements toute liberté pour mettre en œuvre, non pas tant des dispositions sanitaires que les mesures qu’elles jugent nécessaires au nom du contexte sanitaire.
Des « protocoles » inapplicables
Intervention de Gilles Bourhis pour FO ESR au rassemblement LPR du 21 septembre
Aujourd'hui s'ouvre l'examen à l'assemblée nationale du projet de loi de programmation de la recherche. Nous sommes rassemblés à l'appel de nombreuses organisations de personnels et d'étudiants pour dire que nous n'en voulons pas, que nous demandons l'abandon de ce projet de LPR.
A toutes les étapes du processus d'élaboration de la loi, FO ESR n'a cessé de condamner les objectifs de ce projet. Quasiment tous les articles de cette loi menacent l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette loi poursuit les objectifs des réformes précédentes, notamment en instaurant définitivement l'ANR comme le centre du financement de la recherche en France. Cette loi poursuit les objectifs de destruction des statuts des personnels en généralisant la contractualisation, c'est à dire la précarité, notamment avec l'article 3 sur les chaires juniors et l'article 6 sur les contrats de projets.
CNESER du 15 septembre 2020
Déclaration préalable
Pour FO ESR cette rentrée est celle de tous les dangers, non seulement pour les personnels et les étudiants mais pour l’université elle-même. En effet non seulement le ministère maintient ses projets de régression mais la rentrée qu’il promeut accentue la dégradation du service public d’enseignement supérieur et de recherche.
La LPR maintenue, le projet doit être retiré !
Lire la suite : Déclaration FO au CNESER du 15 septembre 2020
L’urgence budgétaire est à la prise en charge des besoins immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Le projet de loi de programmation de la recherche (LPR) ne répond pas aux revendications des personnels et des étudiant·es, il doit être abandonné !
L’épidémie de la COVID-19 et sa gestion par le gouvernement ont un impact considérable sur notre système d’enseignement supérieur et de recherche. La rentrée universitaire 2020 s’annonce catastrophique, avec des dizaines de milliers de nouveaux étudiant·es dans le supérieur sans que les universités n’aient les moyens de les accueillir. Cette situation est notamment le résultat de plus de dix ans de restrictions sur le nombre de postes d’enseignant·es-chercheur/ses, de personnels ingénieur·es, technicien·nes, administratif/ves, ouvriers, de bibliothèque… Il aurait fallu recruter des dizaines de milliers d’agents et construire de nouveaux locaux depuis longtemps ; c’est d’autant plus prégnant et urgent maintenant que les conditions sanitaires nécessitent de dédoubler les amphis, les TD et TP ! Dans la recherche publique, les moyens manquent pour permettre aux laboratoires de relancer les recherches qui ont été mises entre parenthèses pendant les mois du confinement. Faute des postes de chercheur/ses et ingénieur·es et technicien·nes, la plupart des jeunes dans la recherche ont pour seul horizon l’incertitude, avec au mieux, la précarité de l’emploi.



