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L’Université est un lieu d’enseignement et de recherche, pas d’endoctrinement et d’embrigadement !

La marche à la guerre a pour expression le budget de guerre proposé aux votes des députés, où pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle le budget pour l’armée dépasse celui de l’Éducation nationale. Dans le même temps, 4000 suppressions de postes sont annoncées dans les écoles, collèges et lycées.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, la situation n’est pas moins tragique : selon le président de France Universités, Lamri Adoui, « on sait qu'inéluctablement, toutes les universités seront en déficit » et les conséquences des nouvelles charges imputées aux universités (notamment le GVT, la CAS pensions et maintenant la PSC) équivalant à 7000 à 8000 suppressions de postes (Les Échos, 17/11).

Dans le même temps, il faudrait selon le chef d’état major des armées que le pays soit « prêt à accepter de perdre ses enfants, de souffrir économiquement ».

Dans l’Éducation nationale, ceci prend la forme de « classes défenses » (il y en a déjà plus d’un millier dans tout le territoire), de livrets pour les tout-petits (« Ma première cérémonie militaire ») ou du récent guide de l’Éducation nationale intitulé « Acculturer les jeunes à la défense », qui témoigne d’une grave évolution, confiant à l’École non plus le soin d’instruire mais d’inculquer une « culture » militaire (voir ici le communiqué de la FNEC FP-FO).

Le service militaire fait sa réapparition, et risque fort de happer les recalés de Parcoursup et Mon master.

L’enseignement supérieur et la recherche ne  sont pas épargnés. Entre autres exemples récents :

- une présentation publicitaire de l’École de guerre à l’Université de technologie de Troyes,

- des « journées du réserviste » qui se multiplient dans les universités,

- une conférence publicitaire sur le nouveau service militaire à l’Université de Nantes, organisée par la délégation militaire départementale avec le général commandant ce nouveau service.

- un « certificat défense et sécurité » promu par la présidence de l’Université de Lorraine, qui collabore avec le ministère des Armées, pour là aussi « acculturer […] l’esprit de défense » chez les étudiants ; ce certificat universitaire étant cosigné par le général commandant la Zone de Défense Est…

- un bonus « esprit de défense » à Aix-Marseille Université : en association avec l’état-major de la Zone de Défense et de sécurité Sud à Marseille, avec une heure par semaine et un QCM final, les étudiants peuvent obtenir jusqu’à 0,5 points de bonus sur leur moyenne !

 

Universitaires et chercheurs ne sont pas les relais de la propagande d’État. La propagande militaire n’a rien à faire dans nos murs.

Non au budget de guerre ! Non à la marche à la guerre !