Désignation des directeurs d’INSPE
Une nouvelle attaque contre les libertés universitaires

Dans le cadre du processus encore inachevé de réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignements, les ESPÉ sont transformées en INSPÉ (Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation) et le ministère a estimé nécessaire de changer le mode de désignation des directeurs, changement présenté dans un projet de décret soumis au CTMESR du 8 juillet 2019.

Dans les ESPÉ c’était le conseil d’école (équivalent d’un conseil d’UFR) qui proposait la nomination du directeur aux ministères concernés.


Congé pour projet d’enseignement
Faut-il s’en féliciter ?

Dans le cadre d’un arrêté soumis au CTMESR du 8 juillet 2019 le ministère veut mettre en place un congé pour projet d’enseignement, applicable aux enseignants-chercheurs et enseignants.

Une « concertation » avec les organisations syndicales avait été initiée par le ministère, procédé qui comme toujours avait pour objectif, sous les arguments publicitaires d’une meilleure prise en compte de l’activité d’enseignement ou du « doublement des CRCT », la mise en œuvre de nouvelles atteintes au statut et à l’indépendance des universitaires.


Déclaration liminaire FO ESR au CTMESR du 8 juillet 2019

Ce CTMESR se tient alors que le mouvement de nos collègues enseignants du secondaire est le prétexte à une mise en œuvre anticipée de la réforme du baccalauréat. Le 4 juillet, alors que ses menaces de sanctions n’ont pas produit les effets escomptés, le ministre de l’Education Nationale, en difficulté, a décidé une énième provocation en demandant aux jurys du baccalauréat de trafiquer les résultats des bacheliers, pour remplacer les notes manquantes par des notes factices, s’appuyant notamment sur les notes obtenues en contrôle continu.


Boycott du CNESER exceptionnel : le gouvernement doit entendre la communauté universitaire

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, UNEF ont boycotté le CNESER exceptionnel de ce jour et demandent solennellement au gouvernement de retirer l'amendement modifiant la présidence du CNESER disciplinaire.


Les organisations représentatives siégeant au CNESER demandent solennellement au gouvernement de retirer l'amendement modifiant la présidence du CNESER disciplinaire

"L’amendement gouvernemental déposé le 18 juin (N°435 rect. bis); et approuvé par le Sénat le 20 juin, dispose que le CNESER disciplinaire serait désormais présidé non plus par un professeur des universités élu, mais « par un conseiller d’État désigné par le vice-président du Conseil d’État ». Cette mesure va à l'encontre du principe constitutionnel de l'indépendance des enseignants-chercheurs : le président du CNESER disciplinaire pourra, en refusant de signer les décisions, exercer un pouvoir de veto sur la juridiction.