Services publics en "première ligne" :
la ministre doit donner des garanties aux personnels !

Dans une situation de crise sanitaire sans précédent, les services publics sont en première ligne dans la "guerre" déclarée par E. Macron. Le COVID-19 est le révélateur du besoin impérieux d’avoir des services publics, dont les missions doivent être assurées par des personnels en nombre suffisant et sous statut !

C’est ce que les personnels des hôpitaux n’ont cessé de revendiquer, notamment avec la grève des urgences depuis un an. Les remerciements du gouvernement aux hospitaliers ne suffisent pas : les fermetures de lits, le manque de moyens amènent d’ores et déjà la saturation des services.


Une université « fermée » peut-elle être ouverte ?
pour les collègues, mission impossible !

Le 12 mars, le président de la République annonce la fermeture de toutes les universités à partir de lundi 16 mars. Le lendemain, sans aucune consultation préalable, le ministère annonce que les universités resteraient en fait ouvertes, avec le maintien des activités d’enseignement (et même d’examens) à distance, le maintien des activités administratives, techniques, et des laboratoires de recherche !


Menaces contre l’Action Sociale des personnels des CROUS
FO-ESR s’adresse à la Présidente du CNOUS

Lors d’un Groupe de Travail national, le 04 février 2020, le CNOUS a annoncé aux Organisations syndicales la suppression prochaine de certaines aides sociales existantes dans les CROUS, au motif qu’elles ne seraient pas réglementaires.
L’aide à la mutuelle, les aides aux frais médicaux (lunettes, prothèses dentaires, appareils auditifs, etc…), la « prime » au départ en retraite figurent parmi les aides menacées de disparaitre.
Le CNOUS a assuré que le but n’est pas de « faire des économies », que de nouvelles aides pourraient être créées pour remplacer les anciennes et qu’une nouvelle Circulaire encadrant l’action sociale serait rédigée avant l’été 2020.


Après le succès de la mobilisation le 5 mars,
la ministre F. Vidal doit abandonner son projet de LPPR !

Inscrite dans le mouvement de grève initié le 5 décembre, la mobilisation s’amplifie avec les centaines et centaines d’AG et de motions adoptées dans les établissements, UFR, départements, instituts, labos, centres, accompagnées d’une multitude d’initiatives et actions, comme la récente prise de position de 800 universitaires et chercheurs qui menacent de démissionner de leurs fonctions administratives si la LPPR n’est pas retirée.

Jeudi 5 mars, dans toute la France, l’université et la recherche se sont arrêtées. 25 000 manifestants à Paris mais aussi 2000 à Montpellier, 1500 à Toulouse, 1200 à Rennes, etc. Les personnels et les étudiants ont fait de cette journée un succès, autour de deux revendications principales : l’abandon du projet de LPPR et le retrait du projet de loi Macron-Philippe-Berger de réforme des retraites.


Temps de travail des BIATSS :
une remise en cause inacceptable de nos droits !

  • Alors que nous nous battons depuis le 5 décembre pour le retrait de la réforme des retraites, qui aurait pour effet une baisse considérable des pensions, de l’ordre de 25 % pour un catégorie C et jusqu’à 35% pour un catégorie A ;
  • alors que la ministre vient d’annoncer un gel du point d’indice pour encore 2 ans supplémentaires, sachant que les fonctionnaires ont déjà perdu 16 % de pouvoir d’achat depuis 2010 ;